Les pompes funèbres des souverains étrangers à Notre-Dame de Paris, XVIe-XVIIIe siècles

La mort des princes
Par Jean-Marie Le Gall
Français

L’Europe du XVIe siècle invente la pratique de célébrer des pompes funèbres pour les princes étrangers. Dans le contexte de l’émergence d’une diplomatie permanente, on pourrait y voir l’affirmation d’une « société des princes ». Mais ces cérémonies restent réservées à des princes catholiques avec qui on est en paix et ignorent les protestants, même alliés, ainsi que le pape, souverain élu non héréditaire. A Paris, elles sont surtout l’occasion de célébrer l’essor de la famille des Bourbon en Europe. Elles n’obéissent donc nullement aux mêmes règles que les deuils de cour pris pour les souverains défunts, fussent-ils d’une autre religion. Les pompes funèbres en Europe promeuvent le prestige, les relations et les ambitions dynastiques, non une société des princes fondée sur la réciprocité protocolaire.

MOTS-CLÉS

  • France
  • Ancien Régime
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  • Notre-Dame de Paris
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