Présentation de la Société d’Histoire Moderne & Contemporaine

    La Société d'Histoire Moderne a été fondée le 6 juillet 1901 par Albert Mathiez et Pierre Muret, dans le cadre de la loi de 1901 sur les associations. Reconnue d’utilité publique par décret du 14 août 1962, elle prendra en 1988 le nom de Société d'Histoire Moderne et Contemporaine.
Lorsque la société est crée, en 1901, il s’agit pour les fondateurs d’organiser la profession historienne, sur le modèle d’autres sociétés savantes : les statuts de 1901 sont directement inspirés de ceux de la Société de Physique ; un Bulletin est publié huit fois par an, qui rend compte des réunions de la société et des communications présentées lors des assemblées qui se tiennent à la Sorbonne, dans les locaux de l’École des Hautes Études.
    À partir de 1926, la Société d'Histoire Moderne fait paraître la Revue d'Histoire Moderne, reprenant un titre dont la publication avait été interrompue par la Première Guerre mondiale (il s’agissait de la première Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine, qui avait été fondée en 1899).
Parallèlement, la Société continue de rendre compte de ses réunions dans le Bulletin de la Société d'Histoire Moderne, qui devient en 2001 le supplément annuel  (n° 4 bis) de la Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine désormais publiée par les éditions Belin.
    La Société d’Histoire Moderne & Contemporaine est une institution plus que centenaire aujourd’hui, et elle a nettement évolué au cours des dernières décennies : elle n’est plus l’organe central de la profession qu’elle a pu être dans la première moitié du XXe siècle, et elle n’a plus vocation (et encore moins la prétention) d’organiser la distribution des places et des positions. La représentation et la défense des intérêts corporatifs des historien(ne)s sont aujourd’hui pris en charge par des associations spécialisées par grande période historique (Association des historiens modernistes des universités, Association des historiens contemporanéistes de l'enseignement supérieur et de la recherche).
    La SHMC entend désormais être un organe de débat, transversal, dégagé des enjeux institutionnels et de la course aux évaluations. Cette position fait aujourd’hui sa force : elle souhaite faire des propositions intellectuelles, organiser des échanges scientifiques en dehors des luttes de pouvoir et d’influence. C’est ce qui autorise une certaine liberté dans le choix de ses thèmes de réflexion, et une certaine capacité soit d’anticipation soit de recul dans son agenda scientifique, comme l’attestent les sujets mis à l’ordre du jour des tables rondes annuelles organisées depuis une quinzaine d’années (notamment « Histoire et mémoire de l’esclavage » ; « Histoire globale et histoire connectée » ; « Que sont les cultural studies ? » ; « La fièvre de l’évaluation » ; « Le métier d’historien à l’ère numérique », « les historiens et Michel Foucault »).
L’adhésion à la SHMC passe par l’abonnement individuel à la Revue (voir rubrique « Abonnements »).